bio

mariaclark61B3grO9ZpL._SY355_Artiste franco-britannique, je vis et travaille à Paris. Ma recherche est principalement axée sur le vivant et son espace, les limites et les complémentarités – territoriales et ontologiques (homme-animal, masculin-féminin, intérieur-extérieur, réel-imaginaire, visible-invisible…). L’échelle humaine, mais également les questions du modèle, de la présence, de l’enveloppe-peau et de l’empreinte sont largement évoquées.
J’utilise mon propre corps comme medium principal. Mes supports sont multiples: vidéo, pellicule, peinture, dessin, écriture… L’art action et l’installation font aussi couramment partie de mes pratiques.
J’expose et performe depuis 2003 en France et à l’étranger (Allemagne, Espagne, Israël, Émirats arabes unis, Italie, Nouvelle-Calédonie, République tchèque) et obtiens en 2013 le prix Art et Culture de la Fondazione Premio Galileo 2000 à Florence (Italie) pour l’ensemble de mon travail écrit et visuel.

Également modèle vivant, je fonde la coordination des Modèles d’art, publie l’essai À bras-le-corps (la plâtrière éd., 2012), une déambulation entre mes séances de poses et mon travail artistique. Je réalise en 2017 le documentaire Le Modèle vivant déplié, une série d’interviews de modèles de profession projetées sur ma peau.

Quelques publications d’articles et conférences.
Membre du collectif d’artistes Action Hybride. Je dirige également Les Arts Mu et WU Films documentaires.

CVMARIACLARK_2018 (PDF)

En savoir plus
Formée aux arts vivants et visuels, je développe également un travail d’écriture, des textes qui pour certains nourrissent mes créations plastiques. Ce sera Anatol (du pays des pierres), un film super 8 expérimental inspiré par la mémoire de l’Arménie et qui sera présenté aux Rencontres internationales Paris-Berlin 2003, ou l’installation vidéo Le Mur d’en face, à propos des murs de séparation entre les territoires, présentée en de nombreux lieux entre 2006 et 2010.
Dans un premier temps préoccupée par l’obstacle à la libre circulation et aux mouvements migratoires, j’utilise également l’espace public comme terrain d’invention. La ligne revient fréquemment dans mon travail. Tracée au sol – entre deux arrondissements de Paris (La Ligne 19), au cœur d’un centre commercial de Tel Aviv (Route 116); ou afin de délimiter des espaces/zones exigus, souvent carrés, dans lesquels  je m’installe immobile, en compagnie ou non de ma poupée (miss clark & miss clark); une immobilité parfois accentuée par l’utilisation de liens (Activist Bondage I,2 et 3). Je propose une nouvelle figure de la République, une Marianne muselée (Marianne, vidéo, 2010). La même année, l’indépendance d’un espace libre, le territoire d‘iz (ou izone), est déclarée.
C’est à partir de ce moment-là que le corps insulaire et sensuel, via  l’enveloppe-peau, devient ma thématique principale, sujet déjà amorcé à plusieurs reprises. Androgyne calée dans une petite valise (Ovotestis, objet vidéo, 2010) ou transformée en une créature mi-femme mi-animal (Chimera, vidéo/performance, 2010), j’aborde les questions du genre et de l’hybride; m’intéresse à la coquille, à la relation intérieur<>extérieur (The other Side, Skin, Cracked shell – performances, 2012 – Mue, installation vidéo).
Ma recherche est actuellement axée sur le dessin, la vidéo et l’écriture.

« J’œuvre. J’œuvre ma vie, construis soigneusement, et parfois à coups de hache, ma présence au monde. Je propose des axes esthétiques, topographiques; des lignes. De l’écorce terrestre à la peau, de la peau au support de papier, de tissu ou de plâtre, j’invoque rituels, mythes et archétypes, en équilibre sur mes forces personnelles et sociales. Une terre nouvelle se réinvente, un nouveau point de vue. Mon corps est une île.
Mon travail, visuel et écrit, est un manifeste. Individuel, collectif, esthétique et politique. J’affirme mes convictions, mes désaccords dans les affaires dites publiques, dans le silence et à grands cris. L’action est accessible, nécessaire, et existe dans son imperfection humaine, conduite par les questions ontologiques qui me tracassent. Art performance, art vidéo, art plastique, et mon propre corps comme matière. Un corps en action, ici et maintenant.
 » À bras-le-corps, La plâtrière éditions, 2012

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peintures et dessins (sélection)

Certains dessins sur la galerie en ligne ARTMAJEUR >>>

 

SURVOLT (Série), graphite sur papier, 2019 (Pour la série Survolt – voir aussi les rubriques Photos et Films)

maria Clark

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INGRID QUI CHEVAUCHAIT LES NUAGES (Série), technique mixte sur papier, 2019

 

LES PAPIERS, technique mixte, 2018

ANIMALITÉ DOMESTIQUE – 4 toiles 116×89 (huile, pastel, graphite)

EPIDERMIK
 – Dessins (crayon, fusain, pierre noire, plâtre, aiguilles sur papier)


PRÉSENCE(S) – PRÉGNANCE(S) – Dessins (huile, acrylique, pastel, encre, fils)

ÉROS, Dessins, peinture, collage (crayon, feutre, encre, huile, papier, fusain)

ARCHIPELAGO (NUS), Dessins, peintures (crayon, fusain, huile)

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MariaClark

Le Poisson-sage, huile sur toile, 2017

 

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  L’un nu (détail), installation (dessins, texte, plâtre, photo, objets), 2015
galerie Rue Française, Paris.

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Ayin (ou le mauvais œil) , acrylique sur toile, 2005

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MariaClark
Traversée, graphie sur papier, 2005.

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Palimpsestes, journal, plâtre, graphite, 2005
biennale de Belleville de bas en haut, Paris.
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Les peintres, graphite sur papier, 2005.

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Still Life (dessins et peintures d’étude), graphite, gouache sur papier et cartons, 2005.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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art action & installations corporelles

Dans le tissu du monde (2), 2018
durée: 1h
mariaclarkTISSU

À fleur de peau, 2018
durée: 15 mn.


Imprints of us
, 2018
durée: 20 min.

 

FŌZ MACHINE (Empreintes), 2018

Empreinte éphémère de ma présence – Performance avec 眯腊 Fred Chemama (MIRA) et sa FŌZ MACHINE, le 12 avril 2018 à la galerie G.SPOT (Paris 3e), à l’occasion de l’exposition « Bestiaire, herbier et autres bestioles » de Jonathan Abbou et Elisabeth Prouvost.

 

Les Dermoïds, 2017
durée: 3h30
Galerie Le Génie de la Bastille, Paris.
Les Dermoïds, c’est l’être enrobé et contenu, c’est une peau de plis, un espace intermédiaire entre le dedans et le dehors…

 

MUEDETOIMARIACLARKMue de toi, 2017
Texte, images, musique, durée: 5 min.

 

12733637_10207718975344757_4855644112370322104_n.jpgThe Secret,  2016
Objet emballé.
Galerie Rue Française, Paris.

 

10351578_10206193693013652_9120589433348053670_nRéparation 5, 2016
Toile, lumière, bande son réalisée à partir de gargouillis, durée: 3h
Galerie Rue Française, Paris.

 

Eumétrie (Réparation 4), 2015
durée: 15 min
Événement « Chantons aux vaches », Brenne.

 

 

Réparation 3, 2015
Plâtre, brique, durée: 1h30
Infraction Venezia, place San Marco, Venise.

 

Réparation 2, 2015
Tissus, collant résille, durée: 3h
Infraction Venezia, Giardini – Venise.

 

Réparation 1, 2015
Légumes, fruits, filet, déambulation 1h30
Infraction Venezia, Venise.

 

Cracked Shell, 2012
œufs blancs, combinaison, ciseaux, durée: 20 min.
Infr’action Sète.

 

Skin, 2012
Argile, pelures d’oignon, durée: 20 min.
Infr’action Sète.

 

MariaClarkSansTitreSans titre, 2012
Visage de l’artiste en papier avec intérieur métal, déambulation 1h30
Infr’action Sète.

 

MariaClarkTheothersideThe Other Side, 2012
Peinture, seringues, éponge, cadre, durée: 30 min.
Infr’action Sète.

 

Stocklist (la gypsothèque ambulante), 2012
Bandes plâtrée, durée: 2h
Infr’action Paris.
Inventaire des articulations du corps.

 

House Moving, 2012
Bois, plâtre, projection vidéo, objets divers, durée: 20 min.
Infraction Paris, Institut Suédois, Paris.

 

Still Life-Stille Alive, 2011
Projection vidéo, objets divers, disque vinyle, musique, durée: 20 min.
Place à l’art performance (Paris), Inton’action (Angoulême).

 

Frame, 2011
2 roues, cage, objets divers, Disques vinyles,
durée: 25 min.
Galerie Plateforme, Paris.
performance à propos de la politique migratoire.

 

Le Cinquième Quartier, 2010
Abats, plaque de cuisson, dessin, vidéo Chimera, durée: 3h
Parcours CARNE, WIP Villette, Paris.
Le cinquième quartier, c’est tout ce qui appartient à l’animal en dehors de la viande: peau, graisse, abats, sang, appareil digestif, os, glandes… Des parties, pour certaines alimentaires, considérées comme des parties accessoires, non nobles. Certaines tribus anthropophages en tiraient pourtant une grande force, en mangeant les organes de leurs ennemis.

L’Autocoït dans ma valise, 2010
Mur d’ex voto, objets divers, valise, escargots,
durée: 25 min.
Crane Lab Bourgogne.
Hommage rendu à l’animus ou Lingam intérieur.  Les genres féminin/masculin présents en chacun de nous prennent dans cette proposition la forme de l’être bisexué ou hermaphrodite. Le public était également invité à déposer une offrande ou des mots sur le mur des ex-voto en hommage à son animus ou anima.

 

Le Territoire d’Iz (Izone), 2010
Toiles peintes, drapeau, texte, objets divers, durée: une semaine
Festival-Commando Désordre urbain, Paris.
Le territoire d’iz (Infinite Zone) est un espace libre. Il n’est pas une nation et n’a pas de frontières; c’est un projet collaboratif in process. Déclaré à l’Onu par courrier postal à la suite d’une série de performances données en mai 2010 à Paris, ce territoire est représenté par une pièce de plâtre – ou tracée à la craie- (qui ressemble à une pièce de puzzle) installée en n’importe quel lieu – plus particulièrement dans les inter-zones et les espace intervalles. Utilisant l’architecture urbanistique du parcours, iz a déclaré son indépendance à l’emplacement d’anciennes zones de passage (les barrières du Mur des Fermiers Généraux).

 

Laissez-nous suivre notre route, 2010
Craie, petite roulotte, objets divers, durée: 20 min.
Les rencontres d’art contemporain de Cahors.
« Nous ne voulons qu’une chose : laissez-nous suivre notre route” est un proverbe manouche. Mais aussi: « Tuer le nomade c’est tuer la part de rêve où toute la société va puiser son besoin de renouveau. » Ou « Nous sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loin. » (Proverbes tziganes)

 

La Liberté guidant les peuples vers la sortie (Activist_Bondage_3), 2010
Drapeau, révolver, costume, vidéo, durée:  2h (avec projection en boucle)
Galerie Plateforme, Paris.
Dans cette série Activist_Bondage, le corps est tout ou en parti ligoté, pris dans un carcan.

 

MariaClarkHomeland
Homeland 
(Activist_Bondage_2), 2009
Craie, sable, langue, liens, vidéo, durée:  2h (avec projection en boucle)
Festival ZAZ, Tel Aviv, Jérusalem (Israël), musée national de Prague (République tchèque).

MARIACLARKActivist_Bondage_1
Activist_Bondage_1, 2009
Les Rencontres « Paroles et Corps d’immigration' » par l’Ajour 31 au Ring de Toulouse.

 

MariaCLarkRoadRoute 116, 2009
Peinture, ruban adhésif, housse, durée:  2h
Festival ZAZ, Tel Aviv (Israël).

 

 

Birth (missclark&missclark), 2009
Fontaine, papier, poupée, costume, bande son, textes, durée:  1h
Le Mas (Paris).
« 
L’Homme naît nu. Il n’a donc aucune nationalité. »
Dans cette performance, cette phrase est déclinée en une multitude de langues: par la bande son, ainsi que sur chacun des papiers qui forment une ligne au sol. À l’un des bouts de celle-ci : miss clark & miss clark; à l’autre: une petite fontaine, le bruit de l’eau. La configuration de ce dispositif coupe dans la salle en deux, ce qui oblige le spectateur à enjamber la ligne et à choisir un coté.

 

Road Movie (missclark&missclark), 2007
Poupée, vidéo, son, mots, cordes durée:  30 min.
Le lavoir moderne parisien, Paris.
Dans cette performance de miss clark & miss clark, la poupée est présentée à l’état brut, nue et chauve, sans maquillage. Les quelques phrases de la bande son de la vidéo (anglais/français) viennent accentuer l’immobilisme complet de miss clark & miss clark: « On y va? », « I really want to go now… », « Shall we go? », « Let’s go! »… Tout est pourtant figé. Seules défilent les lignes blanches de la route projetées à l’arrière plan au centre du dispositif. Au sol un mot: « immobilisme ».

 

MariaClarkmissOne Side And Another (missclark&missclark), 2007
Poupée, mots, costumes, durée:  2h
Biennale de Belleville de bas en haut

 

La Ligne 19,  2007

Ligne tracée le long de la rue de Belleville à Paris, sur 2 km, le 6 octobre 2007.
Une frontière créée en 1860 par Haussmann, lors de l’annexion de la commune de Belleville par Paris, et qui séparait Belleville en deux … afin d’amoindrir le vote de sa population ouvrière frondeuse.

 

FLMNH (lecture), 2007
Voiture, livres, durée: 3h.
Lire en fête.
Le passant choisit une page. Lecture en tête à tête, dans une camionnette. Tous textes autorisés, du livres de cuisine à la littérature, du magazine pour enfants au texte érotique, en passant par le dictionnaire…

 

En attendant que Mrs Smith se réveille (Welcome to France), 2006
Aiguilles à tricoter, laine, son, texte, objet divers,
et musique composée par François Lopez – durée:  2h.
Belleville de bas en haut, Paris.
Lire le texte >
1. Une femme est assise dans la rue. Sa chaise, une table. Elle tricote, pendant des heures, les yeux rivés sur ses aiguilles, une longue bande noire qui vient suivre la ligne blanche tracée sur le bitume. L’histoire et la géographie, le temps et l’espace sont d’un même tricot… Une bande son, à propos de la politique actuelle d’immigration en France.
2. La femme, qui jusque-là ne prêtait aucune attention à rien lâche son ouvrage et prend le micro. Elle crache un texte sur une musique rock, circulant dans l’espace étriqué qu’elle s’est impartie, entre la ligne blanche et la barrière d’un trottoir. Elle finit par s’enrouler de ruban adhésif.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

autres ouvrages

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Quand j’étais un ange à Denehurst Street (récit), illustré par Cécile Mury, La plâtrière éditions, 2005.
Dans l’Angleterre des années 70, une fillette parcourt la Voie lactée de sa petite enfance.

 

La Danseuse de cire (récit), La plâtrière éditions, 2003.
Une femme est confrontée à son immobilité physique, à ses souvenirs et au désir de s’envoler. Un travail sur l’« achronologie » de la pensée, le corps, l’érotisme, la mémoire, la transmission et l’exil.

Belleville des vivants, contes et chroniquesLa plâtrière éditions, 2003.
Espaces, personnages et rythmes de vie d’un quartier parisien populaire. Un regard et une mise en parallèle du présent et du passé.